Hauteur du plant de maïs à la floraison mâle (République démocratique du Congo)

0,80 m 0,80 m 0,80 m 0,80 m 0,80 m
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Hauteur du plant de maïs à la floraison mâle (République démocratique du Congo) (cm) à Yangambi
Légumineuses arbustives i Campagne 19911 Campagne 19922 Campagne 1992-19933
Témoins (sans arbustes) 185 173 a* 152 a*
Leucaena leucocephala 185 242 b 217 b
Tephrosia vogelli 200 167 a 147 a
Cassia spectabilis 185 222 b 212 b
Sesbania sesban 200 179 a 165 a
Tableau 1
1. Mars 1991 à juin 1991.

2. Mars 1992 à juin 1992.

3. Octobre 1992 à janvier 1993.

* Les moyennes de chaque colonne suivies par la même lettre ne sont pas significativement diffé­rentes au seuil 0,05 (test de Duncan)

Height of maize plants at male blooming (cm) at Yangambi (Dem. Rep. Congo)
Zone de récolte

 

O Plant d’arbuste légumineuse X Plant de maïs

Figure 1. Disposition sur le terrain de maïs et de haie d’arbustes légumineuses.

Figure 1. Field layout for maize and alley légu­me shrubs.

Leucaena leucocephala, Cassia spectabilis, Sesbania sesban, Tephrosia vogelli). La parcelle élémentaire mesurait 24 m2 (6 fois 4 m) avec des bordures de 2 m pour éviter les interactions entre les haies de parcelles contiguës ou l’effet des haies voisines sur le témoin (figure 1). Les trai­tements et les témoins étaient choisis au hasard dans les parcelles de l’essai. Ceux- ci ont été réalisés sur le même terrain pendant les trois années. Les haies ont été transplantées une année avant le semis du maïs. Le maïs a été semé aux écartements de 0,8 X 0,5 m à raison de trois graines par poquet, un démariage maintenant deux plants par emplace­ment. Les légumineuses arbustives ont été plantées aux écartements de 4 X 0,5 m avec une largeur de couloir de 4 mètres. Les haies formées par les arbustes ont été taillées avant le semis, puis 6 semaines plus tard. On a observé la date de la floraison du maïs, la hau­teur du plant à la floraison mâle pour apprécier la vigueur du plant, et le ren­dement.

L’apparition des premières fleurs, tant mâles que femelles, n’est pas influencée par les émondes. La hauteur des plants à la floraison mâle (tableau 1) n’est pas affectée par les émondes en première

campagne, tandis qu’en deuxième et troisième campagne, le test de Dun­can [9] montre que les émondes de L. leucocephala et de C. spectabilis accroissent la hauteur des tiges. On constate par ailleurs une diminution de la hauteur de tige d’une campagne à la suivante dans les parcelles témoins et dans les parcelles de 75 vogelli et de 5. sesban, avec une augmentation de taille dans les parcelles de haies de L. leucocephala et de C. spectabilis. Cette différence d’effet peut être attribuée aux effets des racines des haies [10], celles de L. leucocephala et C. spectabilis étant plus développées que celles de T. vogelli et

212
Cahiers Agricultures 1 999 ; 8 : 211 -3

 

Références

 

  1. sesban. La décomposition des racines apporte au maïs des quantités différentes d’éléments nutritifs suivant la nature des es.

rendement en maïs (grains secs) n’est pas influencé par les émondes (tableau 2) lors de la première et de la deuxième cam­pagne, tandis qu’en troisième campagne, les émondes de L. leucocephala et de C. spectabilis ont augmenté significative­ment la production, alors que les émondes de T. vogelli et de 5. sesban restaient sans effet par rapport au témoin sans arbustes. Le plus faible rendement du maïs observé chez les témoins sans arbustes est dû à l’exportation continuelle des éléments nutritifs du sol lors des récoltes de maïs, tandis que pour T. vogelli et 5. sesban, il résulte d’une exportation en éléments
nutritifs supérieure à la restitution assurée par leurs émondes.

En conclusion, la culture du maïs en cou­loirs de L. leucocephala et de C. pectabilis augmente la hauteur de la tige de maïs lors de la deuxième et troisième cam­pagne. Les rendements en grains secs ne sont pas modifiés par les émondes pen­dant les deux premières campagnes, tandis qu’en troisième campagne, l’épandage des émondes de L. leucocephala et de C. specta­bilis accroissent en moyenne le rendement de 23 et de 42 % par rapport au témoin sans arbustes et aux émondes de T. vogelli et de S. esban.

Nous concluons que L. leucocephala et C. spectabilis conviennent à la culture en couloirs du maïs dans un environnement équatorial du type de Yangambi EJ

  1. Reijntjes C, Haverkort B, Waters-Bayer A. Une agriculture pour demain. Introduction à une agriculture durable avec peu d’intrants externes. Paris : CTA/Karthala, 1995 ; 473 p.
  2. Nair PKR. Classification of agroforestry Sys­tems. Agroforestry Systems 1985 ; 3 : 97-128.
  3. Kang BT, Wilson GF, Lawson TL. La culture en couloirs : un substitut d’avenir à la culture itinérante. Ibadan : IITA, 1984 ; 22 p.
  4. Watson GA. Development of mixed tree and food crop Systems in the humid tropics : a res- ponse for population pressure and déforesta­tion. Exptl Agric 1983 ; 19 : 311-32.
  5. Gilson P, Jongen P, Van Wambeke A, Liben L. Notice explicative de la carte des sols et de la végétation : 6 Yangambi : planchette 2 : Yan­gambi A et B. Bruxelles : Publications INEAC, 1956; 35 p.
  6. Soil Survey Staff. Soit Taxonomy. A basic System of soil classification for making and interpreting soil survey. Washington : Soil Conservation Service, US Department of Agri­culture, 1975 : 436 ; 754 p.
  7. Food and Agriculture Organization of the United Nations-United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization. Soil map of the world. Wageningen : ISRIC, 1989 : 20 ; 138 p.
  8. Service national des semences. Catalogue national des espèces et variétés des cultures vivrières. Ministère de l’Agriculture et de l’Éle­vage, Kinshasa : 1997 ; 93 p.
  9. Dagnelie P. Théorie et méthodes statistiques. Gembloux : Presses agronomiques de Gem- bloux, 1975 : vol. 2 ; 463 p.
  10. Young A. L’agroforesterie pour la conserva­tion du sol. Bruxelles : CTA, 1995 ; 194 p.
Cahiers Agricultures 1 999 ; 8 ; 211 -3

 

Fonctionnement et gestion des écosystèmes forestiers contractés sahéliens

Les sécheresses des dernières décennies au Sahel ont mis

cruellement en évidence le décalage

entre la capacité de production des écosystèmes

et les besoins d’une population croissante.

Le problème de Sa déforestation, en particulier dans les centre urbains, a suscité de nombreux programmes visant à reboiser et protéger les ressources existantes.

Ces tentatives de restauration du capital forestier, pour beaucoup infructueuses, ont permis néanmoins de se forger une expérience réelle

des problèmes actuellement connus en Afrique.

Tous les acteurs français ou africains ayant en charge les problèmes de déforestation ont participé à la rédaction de cet ouvrage et rendent compte de leur travaux et connaissances et des quelques solutions que l’on pourrait adopter pour limiter la destruction forestière en Afrique.

 

 

 

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Sommaire

156 Dans ce numéro…

Didier Spire

Bienvenue !

  • Gérard Ghersi, nouveau président du Comité scientifique Jean Semai

Editorial

  • Jeux et enjeux de la bïocratie

Jean Semai

Etudes originales

163 Effet de la prime blé dur sur les exploitations agricoles de l’Ouest-Audois

Bénédicte Lepage-Carlotti, Alain Capillon

171 Planification des conduites culturales et différenciation des produits dans des exploitations maraîchères

Mireille Navarrete, Françoise Maxime, Frédérique Bressoud,

Sophie Tordjman, François Papy

181 Analyse de la diversité génétique d’Aegilops geniculata Roth en Bulgarie

Maria Zaharieva, Jacques David, Dominique This, Philippe Monneveux

Synthèse

189 Protection des sols en culture mécanisée

Ouézou Yaovi Azouma

Option

197 Le café arabica dans le système de production agricole de l’Ouest du Cameroun

Emmanuel Foko

Con i reoo i n ts Agricultures

______________ i____________ ____ _______________________

203 Plantes transgéniques: comment éliminer les risques?

Pierre-Henri Gouyon

Notes de recherche

207 Utilisation des déchets de poisson fermentés par voie biotechnologique en alimentation animale A. Hamoumi, M. Faïd, H. Amarouch

211 Performances du maïs (Zea mays) cultivé en couloirs de légumineuses arbustives à Yangambi (République démocratique du Congo)

Mapaka Mbende, Mukunzi Makuralinda, Katsuva Murefu,

Chuda Lonema, Ndeba Mabwa

215 Influence de la date du semis du niébé sur le rendement du cotonnier dans l’association cotonnier-niébé

Chevalier Endondo, Marc Samatana

219 Immunité passive colostrale chez les jeunes issus des chèvres et brebis vaccinées avec le vaccin antipeste des petits ruminants

Kebkiba Bidjeh, Colete Diguimbaye, Pascal Hendrikx, Vincent Dedet, Doungouss Tchari, Service Naïssingar

  • C agriculture sur Internet dans les pays francophones
  • Nouvelles des réseaux

226 Brèves’

  • Infos
  • Analyses d’ouvrages

233 Formation, Congrès

 

Dans ce numéro…

 

A

près un Éditorial fort bien documenté sur la biocratie de J. Semai, ce numéro débute par trois Et originales.

  • B. Lepage-Carlotti et A. Capillon traitent des modifications de la Politique agricole commune et de l’infl ce que cette réforme a sur les exploitations agricoles d’une région française. Avec le régime particulier d’ pour le blé dur, on observe un changement de configuration de l’espace dans la région.
  • M. Navarrete et al. analysent, dans le bassin du Roussillon, l’organisation de productions maraîchères en ture sous abri prenant en compte les contraintes internes des exploitations (physiques, humaines et fn cières) ainsi que l’interface avec le système commercial.
  • Enfin, le genre Aegilops, proche du blé et source de variabilité génétique pour la résistance aux divers su est traité dans l’article de Maria Zaharieva et al. Ils étudient minutieusement la variabilité génétique c Aegilops bulgare : Ae. geniculata, afin d’appréhender la façon dont les phénomènes de dispersion et d’adaj tion au milieu ont contribué à structurer la variabilité génétique. Un bel outil pour la constitution de sources génétiques.

Les pays du Sud s’équipent. La mécanisation agricole progresse. Comment se comportent les sols africa devant ce changement technique? Tel est le sujet que traite, dans une Synthèse, O.Y. Azouma, qui far point sur l’utilisation abusive ou non appropriée de certains matériels et propose des réorientations technic paysannes pour conserver la fertilité et la durabilité des systèmes de production.

Dans une Option, E. Foko replace la culture du café dans son évolution historique au Cameroun et prop une analyse prospective de l’avenir du café arabica, à la lumière des nouvelles politiques agricoles et éco miques. L’accroissement du prix des contrats, réduisant les bénéfices attendus de la dévaluation du franc ( rend l’auteur pessimiste sur l’avenir de cette culture.

Suivent quatre Notes de recherche :

  • A. Hammoumi et al. traitent d’une technique permettant d’utiliser des déchets de poisson, par fermentai et d’apporter un «plus» à l’alimentation animale.
  • M. Mbende et al. étudient l’association du maïs avec des légumineuses arbustives au Congo et conclu pour deux d’entre elles, à un effet bénéfique sur la production du maïs.
  • C. Endondo et M. Samatana analysent le rendement du niébé associé au cotonnier, en fonction des date semis et proposent des stratégies d’introduction du niébé différentes.
  • Enfin, K. Bidjeh et al. observent l’immunité transmise aux petits des chèvres et des brebis vaccinés cc une grande maladie à virus, «la peste des petits ruminants», contagieuse et provoquant une mortalité é! dans les troupeaux.

Signalons le compte rendu du dernier Contrepoints Agricultures qui s’est tenu à Gembloux (Belgique dont le sujet portait sur les risques provoqués par les OGM. Cette conférence a suscité un débat passionn;

Didier 5

Rédacteur en

Cahiers
Agricultures
Dessins

Corlet, Imprimeur, S.A.

Couverture

L’atelier graphique/Pierre Faucheux 10 ter, rue Bisson 75020 Paris

Abonnements 3, av. Pierre-Kerautret 93100 Romainville, France Tél.: (33) 01 48 40 86 86 Fax: (33) 01 48 40 07 31

‘ ORLET, IMPRIMEUR, S.A.

Z.l. route de Vire 14110 Condé-sur Noireau \l° 39047

Les Cahiers Agricultures sont référencés dans les bases Agris, Resagri, Agritrop,

Pascal, Orchis, CAB (Commonwealth Agricultural Bureaux).

ISSN : 1166-7699 Commission paritaire 73752 GB -imestriel (ô numéros par an)

Copyright © « Les Cahiers d’Études et de Recherches Francophones/Agricultures». Tous droits de reproduction par tous procédés réser­vés pour tous pays.

index des annonceurs

John Libbey Eurotext: 180, 196, 210, 214, 218, 2e de couv, 4e de couv.

Hetin d’abonnement: 3e de couv.

( æJT.structions aux auteurs: 162

I

Secrétariat général de la rédaction

.atherine Lavaud

Secrétariat de rédaction Anne Coche Responsable marketing Valérie Parroco Secrétariat Nathalie Trinanes Ont collaboré à ce numéro : Thomas Schmutz David Manley, Isabelle Reboulet

Contents  
– Îiü • ’ • :. • C T * •••*’
156 In this issue…

Didier Spire

Welcome !

158    Gérard Ghersi, new president of the Scientific committee Jean Semai

Editorial

159    Biocraty: games and stakes Jean Semai

Original studies

163 Impact of the durum wheat premium on crop farming in the western Aude région of France Bénédicte Lepage-Carlotti, Alain Capillon

171 Crop management planning and différentiation of products in horticultural holdings

Mireille Navarrete, Françoise Maxime, Frédérique Bressoud,

Sophie Tordjman, François Papy

181 Analysis of Aegilops geniculata Roth genetic diversity in Bulgaria

Maria Zaharieva, Jacques David, Dominique This, Philippe Monneveux

Review article

189 Soil protection under mechanized farming Systems

Ouézou Yaovi Azouma

Option

197 Arabica coffee in agricultural production Systems of the western highlands of Cameroon

Emmanuel Foko

Contrepoint issues in agriculture

203 Transgenic plantes: eliminating the risks

Pierre-Henri Gouyon

Research notes

207 Use of fermented fish waste a poultry feed ingrédient

A. Hamoumi, M. Faïd, H. Amarouch

211 Performance of maize (Zea mays) when alley cropped with legume shrubs at Yangambi (Dem. Rep. Congo)

Mapaka Mbende, Mukunzi Makularinda, Katsuva Murefu,

Chuda Lonema, Ndeba Mabwa

215 Influence of cowpea sowing date on cotton yield
in a cotton/cowpea intercropping sequence

Chevalier Endondo, Marc Samatana

219 Maternai immunity in young goats or sheep. whose dams were vaccinated with «antipeste des petits ruminants» vaccine

Kebkiba Bidjeh, Colete Diguimbaye, Pascal Hendrikx, Vincent Dedet, Doungouss Tchari, Service Naïssingar

223    Agriculture on Internet in French speaking countries

224     Network news

226 Short communications

230     News

231     Book review 233 Train ing, Congresses

 

Performances du maïs (Zea mays)
cultivé en couloirs de légumineuses
arbustives à Yangambi
(République démocratique
du Congo)

Mapaka Mbende, Mukunzi Mukuralinda, Katsuva Murefu, iuda^Lonerna> Ndeba Mabwa

 

J       agriculture itinérante (encadré)

ei–            constitue le principal système de

Kl(>         production dans la zone forestiè-

g&æsa    re équatoriale de Yangambi. Ce

système traditionnel garantit la productivi­té du sol et la stabilité de la production des cultures pluviales, grâce aux propriétés régénératrices des espèces ligneuses coloni­sant les jachères pendant les longues périodes qui entrecoupent les campagnes agricoles [2], Depuis quelques décennies, le taux de croissance démographique et l’aug­mentation de la densité d’occupation des sols ne permettent plus de perpétuer ce système, de sorte que le raccourcissement de la jachère entraîne une dégradation des

terres avec une baisse de productivité.

Le système de culture en couloirs amélio­re la copservation et la fertilité du sol, sta­bilise la production agricole et augmente les rendements des cultures vivrières [3, 4]. Ce travail présente les résultats de trois campagnes de culture du maïs à Yangam- » en relation avec l’apport d’émondes de légumineuses arbustives. Les haies des légumineuses assurent le rôle de jachère forestière permanente. Les émondes des

  1. Mbende : Faculté des sciences agrono­miques, Université de Kinshasa, BP 866, Kinshasa XI, République démocratique du Congo.
  2. Mukuralinda : Projet agroforesterie au Rwanda, BP 617, Butare, Rwanda.
  3. Murefu, C. Lonema, N. Mabwa : Institut national d’étude et de recherche agrono­miques, Centre de recherche de Yangam­bi, BP 2015, Kisangani, République démo­cratique du Congo.

Tirés à part : M. Mbende

légumineuses libèrent par la minéralisa­tion des nutriments pour le maïs (ou les cultures vivrières). Ces légumineuses contribuent également au recyclage conti­nuel des éléments fertilisants.

L’étude a été réalisée à Yangambi — Plateau Isalowe, concession de la section d’agrofo­resterie du Centre de recherche de Yan­gambi de l’Institut national d’étude et de recherche agronomiques (INERA) —, en zone équatoriale (0° 49’ de latitude Nord, 24° 29’ de longitude Est et 470 m d’altitu­de), sous un climat guinéen de type AI selon Kôppen (de classe B selon Thornth- waitc). Le sol est un ferralsol à texture sablo-argileuse (20 à 30 % d’argile), de couleur ocre-jaune brunâtre et à structure pulvérulente en surface, finement granulai­re ensuite pour devenir granuleux en pro­fondeur, appartenant à la série Yakonde

Encadré

(Y2) de la classification INEAC [5]. Ce sol correspond à un haplorthox dans la classifi­cation américaine et à un ferralsol orthique dans la classification FAO [6, 7]. Le terrain expérimental était une jachère herbeuse de 2 ans avec comme précédent cultural le manioc et le riz. Le maïs utilisé, variété Kasaï I, provenait du Service National de Semences (SENASEM) à Isiro. Ses caracté­ristiques sont les suivantes : graine de cou­leur blanche à texture dentée – cornée, adaptée aux régions de basse, moyenne et haute altitude, résistante à la striure et aux champignons, rendement en milieu contrôlé variant entre 3,0 à 4,5 t/ha, rende­ment en milieu paysan variant entre 1,5 à 2,5 t/ha [8J.

Le dispositif expérimental en blocs aléa­toires comportait cinq répétitions de cinq traitements (témoin sans arbustes,

 

 

 

 

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